Mardi dernier, je suis allé à la convocation de la Maison de l'Emploi (ex ANPE/ASSEDIC). Pour la trouver, il a fallu comprendre que je devais chercher les Assedic et non l'ANPE, pas plus la maison de l'emploi.
Puis, un mal fou pour se garer: aucun parking de prévu, non pas dans un mouvement solidaire d'économie durable; mais, plutôt sur le principe ME=chômage=indemnités=pauvre=déplacement à pieds (pour les pieds, heureusement, il existe une relative égalité; pour les jambes aussi d'ailleurs. Pardon pour les amputés et cul-jattes; mais comprendrons sans doute la métaphore...)
Enfin, j'arrive essoufflé car j'ai magnifiquement couru en marchand sur 200 mètres après avoir fait un détour d'1 Km en voiture pour me garer au plus prés (ceux qui ne connaissent pas les villes nouvelles de plus de 25 ans ne peuvent même pas imaginer que leurs confrères nous gouvernent ou dirigent nos (prétentieux) vaillantes entreprises).
J'imaginais devoir me confondre en excuses habiles devant le grand sachem pourvoyeur d'emplois. Je ne toque pas, j'entre... Bingo, il y a plein de retardataires qui font la queue: ça leur apprendra la vie à ces fainéants (ce n'est pas parce que je suis dans le lot que je ne me souviens pas de ma vie professionnelle; d'ailleurs comme les chats, j'ai plusieurs vies. Mais c'est une autre histoire)
C'est marrant quand même: plus la queue est longue moins tu as de retard; Génial le manitou à la tête de ce regroupement: il arrive à faire mieux que la Poste.
C'est sans doute pourquoi, celle-ci, vexée, a décidée de supprimer les files d'attente: plus que 9 mn en moyenne...
Bon, il y en a pour plus d'une heure au moins; tant mieux nous pouvons tous profiter du chauffage gratuit alors que dehors il ne fait que 25° à l'ombre (de moi-même). Mais non, tout d'un coup j'entends "quelqu'un a rendez-vous ?
- Moi ! Répondis-je avant tout le monde et avant de comprendre que j'étais bien le seul.
- Vous êtes ? M’est-il aimablement demandé (normal, elle, car c'est une charmante jeune femme; remarque cela aurait été sans doute identique avec un mec ?)
Je décline mon identité. Après avoir vérifié sur son cahier d'écolier la longue liste d'attente des gens ayant rendez-vous et à venir, que je correspondais bien à son attente (c'est bien connu la vie n'est qu'une succession d'attentes..); elle me fait savoir:
" Allez dans l'espace, là au fond, visionnez le film à votre intention, remplissez le dossier dans la salle d'à côté et attendez que l'on vous appelle.
- Combien de temps cela va-t-il prendre, fais-je car je n'ai pas oublié mes reflexes de vieux professionnel débordé.
- 1/2 heure, c'est pourquoi l'on vous donne rendez-vous avant..."
Bon, je m'installe auprès des 2 personnes qui m'ont précédé et ne prête que peu d'attention à la vidéo qui passe en boucle vu qu'il est indiqué la même sur toutes les pages du site internet idoine.
Je passe illico presto (sans expresso, il n'y a même pas de fontaine d'eau) dans la salle pour remplir le dossier et attendre l'appel au RDV. La; je suis bien obligé de constater, malgré les efforts véritablement fournis par ces travailleurs que nous sommes à une sorte de goulot d'étranglement puisque maintenant nous sommes une vingtaine à attendre notre interlocuteur.
Il faut tout de même prendre le temps de remplir les 4 pages du fameux dossier spontanément éparpillé sur deux ou trois tables; heureusement, je suis pourvu en stylos, ce qui m'a dépanné ainsi qu'un de mes collègues de la journée "Ha, désolé, dis-je à une charmante jeune fille m'ayant pris pour le secouriste de service, je n'ai plus de stylo (quoique). A l'instant, je crois que j'en veux, un peu beaucoup passionnément, non ce n’est pas mon genre, à cet adulte qui est arrivé premier pour me choper ce Bic qui aurait fait ma fortune auprès de cette enfant, mais surtout majeure puisque comme moi, comme nous, elle fréquente le même endroit.
J'entends mon nom et me précipite dans les bras, heu vers la main tendue de mon hôtesse.
10 mn chrono et nous tombons d'accord que vu mon âge, accentué par la crise (et vice-versa) l'acceptation de la Convention de Reclassement Professionnel (j'avais écrit spontanément: personnalisé...) n’était pas pour moi. "Alors, à dans 6 mois, à la fin de votre préavis. Bonne chance"
Aimable, c'est sur... Rassurant ???
Je suis donc reparti en constatant qu'il y avait vraiment beaucoup sur Cergy et alentours à rien foutre (non pas mes interlocutrices successives qui elles sont vraiment débordées et visiblement ras le bol de répéter toujours la même chose) vu la longueur de la file d'attente; et dire que je suis arrivé dés 13H et qu'il est 14H10; que vais-je faire du reste de la journée. Je voulais retourner dans cette maison accueillante pour demander où se trouvait l'ANPE celle où il suffisait de toquer à la porte pour voir la tête d'un nouvel employeur: si, c'est vrai, c'est ma mère qui me le disait ("ceux qui ne trouvent pas sont des fainéants") il y a plus de trente ans...
A+ Mes cher(e)s Ami(e)s
Jean-Claude
Autodidacte, j'avais réussi un bon parcours professionnel.Selon les témoignages,j'ai pratiqué un management misant beaucoup dans l'esprit et les faits sur l'être humain. Mais, les corps sont ainsi: beaucoup de greffes sont purement et simplement rejetées. La page est tournée. Aujourd'hui,c'est la photographie, des asso et forum et mon site perso: www.jcbarousse.fr qui me branchent. Ami(e)s, merci pour tout.
jeudi 28 mai 2009
retrait professionnel
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